Malgré une immobilisation de 99% de sa flotte, le transporteur aérien irlandais s’annonce plutôt optimiste quant à la reprise de son activité.

Une reprise rapide et agressive

Contrairement à ses concurrents, qui ne prévoient pas un retour à la normale de l’activité avant des années, Ryanair penche plutôt pour une reprise rapide, dès lors que les restrictions de voyages seront levées.

Le PDG de Ryanair, Michael O’Leary, est convaincu que de nombreux vacanciers voudront partir dès qu’il sera judicieusement possible de le faire. D’après lui, « de nombreuses personnes à travers le nord de l’Europe sont restées enfermées dans des appartements. […] ils voudront tous partir en vacances avant que les enfants ne retournent à l’école, tant qu’ils peuvent le faire dans une sécurité raisonnable ».

Toujours d’après ses prédictions, le trafic aérien devrait reprendre de plus belle pour la période s’étendant de début juillet à fin août. Et cette reprise devrait s’effectuer sur fond de guerre de prix.

En effet, le transporteur irlandais entend bien stimuler la demande pour les vols intra-européens en pratiquant un dumping agressif. « Qu’il s’agisse de 9,99, 4,99, 1,99 ou 99 centimes par sièges, nous ne nous en soucions presque pas », explique O’Leary. Il précise même que le principal objectif « à court terme [de Ryanair] n’est pas de gagner de l’argent », mais de « remettre nos équipages dans les avions et de faire prendre l’air à ces avions ».

Cette guerre de prix pourrait être dévastatrice auprès des compagnies aériennes traditionnelles déjà fragilisées par la crise du Covid-19, comme Air France. D’une part, car leur modèle d’affaires s’y prête moins que celui des transporteurs aériens low-cost. D’autre part, car cette guerre des prix pourrait s’inscrire dans le temps et durer jusqu’en 2021.

De son côté, le PDG de Ryanair prédit une année 2021 remarquable en termes de bénéfices. Pour avancer ses propos, il se base notamment sur une réduction des coûts du carburant et des redevances des aéroports, qui devraient compenser la baisse des revenus induite par la baisse du prix des billets.

En outre, le PDG semble confiant sur la capacité de son modèle d’affaires à profiter de la situation qui s’annonce, et espère que l’incapacité de partir en voyage durant le confinement incitera plus de gens à partir l’année prochaine.

Ryanair

 

Un vol Ryanair annulé et non remboursé ?

Une indemnisation en attente ?