Les aéroports sont abandonnés des passagers

 

À mesure que l’épidémie du Covid-19 progresse, la pression s’intensifie sur le secteur du transport aérien et du tourisme international.

Les compagnies aériennes à l’arrêt

En effet, en raison du ralentissement de l’activité aérienne, Air France a annoncé l’annulation de 90% de ses vols à partir du 23 mars, et ce pour une durée indéterminée. Les 10% restants sont principalement constitués d’opérations de rapatriement de français à l’étranger. Et le transporteur national français n’est pas un cas isolé.

Son concurrent Singapour Airlines a lui annoncé la réduction de 96% de son programme de vols. Un chiffre record parmi les compagnies aériennes nationales, qui découle des mesures restrictives de contrôle des frontières prises pour freiner la propagation du Covid-19.

La fermeture de l’aéroport d’Orly est envisagée

Du fait du ralentissement de l’activité des compagnies aériennes, les aéroports se voient eux aussi contraints de se mettre à l’arrêt. À l’aéroport d’Orly, la situation devient critique. Le groupe ADP a annoncé ce dimanche la fermeture du terminal 1 d’Orly. Une décision qui fait suite à la fermeture du terminal 2 de l’aéroport, qui avait été annoncée un peu plus tôt la semaine dernière. Ces circonstances rendent la possibilité d’une fermeture de l’aéroport probable.

Cette fermeture pourrait être effective à partir de la fin du mois de mars, d’après le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari. Dans l’éventualité d’une fermeture, « l’ensemble de l’activité (serait) regroupée à Roissy (Charles-de-Gaulle) » a-t-il déclaré sur le plateau de LCI dimanche dernier.

Pour le moment, l’aéroport d’Orly assure encore des vols depuis ses terminaux 2 et 3. Le groupe ADP annonce des départs avec Air France, Air Corsica, Vueling, TAP Air Portugal, Lufthansa, easyJet et Iberia depuis Orly 3 ; et des départs avec Corsair, Air Caraïbes et French Bee depuis Orly 4.

Voyages à forfait : précisions sur les avoirs

Du côté des professionnels du voyage, la situation s’apparente à une réelle lutte pour la survie.

Face à des demandes de remboursement en constante croissance et à une paralysie de leur activité, les professionnels du voyage se voient contraints d’émettre de nombreux refus de remboursement, pour éviter d’avoir à mettre la clef sous la porte. Aussi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé hier soir au journal de 20h de TF1 la possibilité pour ces entreprises d’émettre des avoirs à la suite d’annulations de voyage. Le but de cette mesure est de « faire en sorte que ces entreprises ne disparaissent pas », d’après le Premier ministre.

L’ordonnance sera présentée demain en conseil des ministres.