Après une fermeture graduelle des terminaux 1 puis 2 de l’aéroport d’Orly, le groupe ADP a annoncé sa fermeture complète à partir du 31 mars à minuit.

Un ralentissement drastique de l’activité

Pour la première fois depuis son ouverture en 1961, le deuxième aéroport de France fermera ses portes ce mardi soir.

En cause, un effondrement « majeur et brutal », a expliqué Edward Arkwright, directeur général du groupe ADP. Et les mots employés pour caractériser cette baisse de fréquentation sans précédent ne semblent pas exagérés.

La semaine dernière, l’aéroport d’Orly avait déjà perdu 92% de son trafic. Une chute de l’activité plus rapide que prévue, le groupe ADP ayant formulé l’hypothèse d’une baisse de 90% d’ici la fin du mois. « L’effondrement du trafic, plus prononcé chaque jour, nous a contraints à prendre cette décision » précise le directeur général.

Fermé aux vols commerciaux, l’aéroport d’Orly servira de parking pour les appareils des compagnies aériennes bloqués au sol. Une activité minimum sera également maintenue pour assurer un terrain de déroutement et permettre l’atterrissage de vols gouvernementaux et sanitaires.

Le transfert de l’activité vers l’aéroport de Roissy

Sur la centaine de compagnies qui opèrent habituellement depuis l’aéroport d’Orly, elles n’étaient plus qu’une dizaine en activité la semaine dernière. Ces quelques compagnies verront leur activité transférée d’Orly 3 et 4 à l’aéroport du nord de la capitale, Roissy Charles-de-Gaulle.

Malgré son maintien en activité, l’aéroport de Roissy a lui aussi subi une forte baisse de trafic. Par rapport à sa fréquentation de l’année dernière, l’activité enregistre une baisse de 89%.

En conséquence, l’aéroport a fermé ses terminaux 1, 2C, 2G et 3 le 30 mars.

Air France et ses partenaires de la SkyTeam opèrent leurs vols depuis le terminal 2F pour les vols à destination de l’Union Européenne, et depuis le terminal 2E pour les vols en dehors de l’Union Européenne.

Les vols des autres compagnies seront au départ du terminal 2A.